Lorsqu’on est entrepreneur, sans collègue et sans salarié, on peut parfois se sentir seul dans son activité professionnelle. Alors, pourquoi ne pas envisager d’avoir un ou une stagiaire ? Cela permet à un jeune de découvrir le monde du travail et pour l’entrepreneur, cela lui permet de structurer son entreprise, de faire une introspection de son organisation, de définir ses processus et procédures, de ne pas être tout seul, le temps du stage…
Mais avant de s’engager vers cette voie, je vous propose de voir quelques notions….
- Cas de recours à un stagiaire : un stage doit se faire dans le cadre d’un cursus de formation ou universitaire (les stages sans organisme de formation sont interdits). Vous ne pouvez pas prendre un stagiaire pour remplacer un salarié absent, pour pallier un accroissement temporaire d’activité, pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail ou encore pour occuper un emploi saisonnier.
- Convention de stage : la signature d’une convention de stage est obligatoire, entre les 3 parties (le stagiaire, l’organisme de formation, l’entreprise accueillante). La convention de stage définit les compétences à acquérir ou à développer au cours du stage. Elle indique généralement le nom du maître de stage, qui est chargé d’accompagner et d’encadrer le stagiaire pendant la durée du stage.
- Assurance : pendant le temps du stage, ce n’est plus l’établissement scolaire qui assure le stagiaire, mais l’assurance de l’entreprise. Il faut donc bien veiller à avoir une assurance Responsabilité Civile Professionnelle avant de s’engager avec un futur stagiaire.
- Rémunération : si le stage dure moins de 2 mois (ou 309 heures), l’entreprise n’a pas l’obligation de lui verser une gratification. Si le stage dure plus de 2 mois, il a l’obligation de lui verser une gratification minimale de 3.9€ par heure de présence (un montant plus élevé peut être prévu dans la convention collective ou l’accord de branche). Si la gratification est supérieure à 3.9€ par heure, alors celle-ci est soumise à cotisations sociales.
- Encadrement : le stagiaire doit se voir confier une mission précise, rentrant dans le cadre de l’objectif pédagogique de la convention de stage. Il ne doit pas être exposé à des risques ou des tâches dangereuses.
- Attestation de fin de stage : la fin du stage est marquée par la délivrance de la part de l’entreprise d’une attestation de stage, mentionnant notamment la durée effective totale du stage ainsi que le montant total de la gratification.
Plus spécifiquement, si vous êtes micro-entrepreneur, vous avez tout à fait la possibilité de prendre un stagiaire, comme tous les autres entrepreneurs. Il faut cependant noter, que si vous versez une gratification au stagiaire, comme toutes vos autres dépenses, vous ne pourrez pas la déduire de votre chiffre d’affaires.
Pour finir, je voulais vous rappeler que d’encadrer un stagiaire est un très bon moyen pour transmettre votre savoir, aider et épauler un jeune avant qu’il rentre dans la vie active et enfin, ça peut être une première belle étape avant de faire grandir votre petite entreprise…

