Connaissez-vous le statut de micro-entrepreneur, ou bien encore appelé auto-entrepreneur ? C’est un terme très à la mode et vous avez certainement dû en entendre parler… Mais savez-vous exactement ce qu’il se cache derrière ce mot ?
Le statut de micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) est un statut juridique et fiscal, qui permet de se lancer en indépendant pour avoir sa propre activité. C’est un régime, pour lequel les démarches administratives sont simplifiées. Pour pouvoir bénéficier de ce régime, votre chiffre d’affaires ne doit pas dépasser 176 200€ pour la vente de marchandises ou 72 500€ pour les prestations de service. Vous pouvez devenir micro-entrepreneur, si vous avez également une activité salariée par ailleurs. Par contre, ce régime n’est pas accessible pour les activités relevant de la MSA (Mutuelle Sociale Agricole) et les activités artistiques (relevant du régime des auteurs).
Mais ce régime, même s’il bénéficie de nombreux avantages, n’est pas forcément adapté à toutes les situations. Voici donc un résumé des différents aspects de ce statut qui a le vent en poupe.
Le premier grand avantage de ce statut est sa simplicité. En effet, pour commencer son activité, il suffit de faire une déclaration de début d’activité auprès du CFE (Centre de Formalité des Entreprises) compétent : Chambre de Commerce, chambre des Métiers ou URSSAF, en fonction de son activité. La déclaration peut également se faire directement sur internet, via le site : https://www.guichet-entreprises.fr/. De plus, le micro-entrepreneur n’a pas l’obligation de tenir une comptabilité, en bonne et due forme, validée par un expert-comptable. Ses obligations administratives sont de tenir un livre/journal des recettes et d’établir ses factures. Il est conseillé également de suivre un registre des achats, afin d’avoir une vision complète de son activité.
Le deuxième avantage est le calcul de ses cotisations sociales. En effet, celles-ci sont calculées sur la base d’un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. Le pourcentage appliqué est fonction du type d’activité (22% pour les prestations de service, 12.8% pour les ventes de marchandises). Par conséquent, si votre chiffre d’affaires est faible, vos cotisations sociales le seront aussi. Il n’y a pas de seuil plancher comme il existe pour les indépendants au régime réel. Pour payer ses cotisations sociales, une déclaration du chiffre d’affaires est faite sur le site de l’URSSAF, tous les mois ou tous les trimestres.
Le troisième avantage est d’avoir deux possibilités quant à l’imposition de cette activité. En effet, comme pour les cotisations sociales, c’est le chiffre d’affaire qui est soumis à l’impôt sur le revenu, au taux d’imposition du foyer fiscal. Un abattement forfaitaire est toutefois appliqué en fonction du type d’activité (71% pour la vente de marchandises, 50% pour les prestations de service, 34% pour les professions libérales). Vous avez toutefois la possibilité d’opter pour le prélèvement libératoire, qui permet de payer son impôt auprès de l’URSSAF, en même temps que ses cotisations sociales. Le taux du prélèvement libératoire est appliqué au chiffre d’affaires (sans abattement) : 1% pour la vente de marchandises, 1.7% pour les prestations de service et 2.2% pour les professions libérales. On ne peut opter pour le prélèvement libératoire que si le revenu fiscal du foyer ne dépasse pas un certain seuil. Chaque situation est différente et il convient de faire le bon calcul avant d’opter ou non pour le prélèvement libératoire.
L’inconvénient majeur du statut de micro-entreprise est que les achats et frais engagés, ne peuvent pas être déduits. Fiscalement, un abattement est appliqué pour prendre en compte un montant moyen de charges, habituellement constaté en fonction du type d’activité. Cela a pour conséquence que les micro-entrepreneurs ont tendance à vouloir minimiser leurs frais et ne pas vouloir payer pour se former, avoir un site internet professionnel, des documents de communication bien conçus et bien imprimés ou encore du matériel informatique et de communication fiable et de bonne qualité. De plus, ce mécanisme fait que si les frais sont élevés, vous pouvez vous retrouver à payer plus de cotisations sociales et d’impôt que si vous aviez choisi un statut d’indépendant au régime réel. Avant de choisir son statut, il convient donc bien d’étudier le montant du chiffre d’affaires prévu, ainsi que le montant des frais qui seront engagés et ainsi de vérifier que le statut de micro-entreprise est bien le mieux adapté.
L’autre inconvénient de ce statut est le fait de se retrouver seul avec son activité et face à ses obligations administratives et ses choix stratégiques et commerciaux. En effet, bien souvent, le micro-entrepreneur ne pouvant pas déduire ses frais et n’ayant aucune obligation de faire appel à des professionnels, choisit de ne pas être accompagné, que ce soit dans le domaine administratif ou en communication (expert-comptable, juriste, webdesigner…). Or, même si les frais ne sont pas déductibles, il est important de ne pas rester seul si on veut que son activité prenne de l’ampleur : « Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ». Il est donc important de savoir s’entourer de personnes positives et compétentes : professionnels sur un domaine spécifique, réseaux entrepreneurs, …
Aujourd’hui, je vous ai donné les grandes lignes de ce statut qui est parfait pour tester et se lancer dans une nouvelle activité sans prendre de risque, ou bien encore avoir une activité secondaire pour compléter ses revenus ou rentabiliser une passion. Ce statut permet d’OSER ! Alors, n’attendez plus et essayez…
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Une réflexion sur “Le statut de Micro-entrepreneur”